
Les protéines végétales
Si tu es fatigué, c’est que tu manques de protéines.
C'est que depuis leur découverte au courant du XIXe siècle, les protéines, nutriment primordial, occupent une place particulière. Associées dans l'imaginaire collectif à la force et à la croissance, elles ont naturellement "fusionné" avec le référent en la matière : la viande.
Cette association protéines = viande n'a pourtant rien de biologique. Elle est avant tout culturelle. Car les protéines se trouvent également dans la quasi-totalité du monde végétal, en quantité et en qualité suffisantes pour couvrir l'intégralité de nos besoins.
Depuis 2016, date de la première version de cet article, la science nutritionnelle documente avec plus de précisions la question des protéines végétales. Voici donc la version 2026, largement révisée.
Vous y découvrirez ce que sont les protéines végétales, où les trouver, combien en consommer selon votre profil et comment les assimiler. Enfin je vous proposerai quelques exemples de recettes protéinés, piochées ici et là.
Qu'est-ce qu'une protéine (végétale ou non) ?
Une protéine est une macromolécule.
C'est-à-dire une très grosse molécule, constituée de chaînes d'acides aminés. Un peu à la manière d'un train et de sa chaîne de wagons. Ou d'un LEGO dont les pièces seraient faites en pâte à modeler. En fonction des briques associées, et de la façon de plier la structure dans l'espace, la forme finale change.
Un petit GIF pour visualiser le principe (ultra simplifié et incomplet puisqu'en réalité, une protéine est constituée de plusieurs chaînes liées entre elles) :

Ces briques fondamentales, les acides aminés, sont nombreuses, plus de 500 dans l'ensemble du vivant. Mais parmi cet ensemble d'acides aminés, seuls 20 sont utilisés dans la formation des protéines. Et si la plupart ne vous diront peut être rien, vous en connaissez probablement certains, au moins de noms. Par exemple :
- l'acide aspartique, qui donne son nom à l'aspartame, édulcorant artificiel parfois utilisé en remplacement du sucre.
- le glutamate (ou acide glutamatique), utilisé comme exhausteur de goût et très fréquent dans les cuisines asiatiques.
Notre corps fabrique de lui-même une bonne partie de ces acides aminés. Mais 9 d'entre eux, dits "essentiels", doivent s'obtenir par l'alimentation.
À quoi ça sert une protéine exactement ?
Indispensables à notre survie, les protéines (végétales ou animales) ont de multiples fonctions. Elles :
- Participent à la formation et au renouvellement des muscles, des os, de la peau et des poils.
- Servent à former des enzymes, catalyseurs des réactions chimiques.
- Sont utilisées comme moyen de transport à travers le corps, déplaçant l'oxygène ou certains nutriments dans le sang.
- Sont à la base des anticorps, notre unité spéciale de défense intérieure
- Interviennent dans la contraction musculaire, nous permettant de... bouger
Et ont bien d'autres utilités encore. Ce n'est donc pas exagéré de dire qu'elles sont absolument vitales. Et qu'il est donc essentiel de fournir au corps les acides aminés nécessaires à leur construction.
Comment le corps produit-il les protéines ?
Une construction qui se fait en deux temps.
Lorsque l'on mange, notre système digestif commence par "décomposer" les protéines ingérées en acides aminés. C'est la phase de destruction des LEGO que l'on vient de consommer.
Dans un second temps, et selon les besoins de nos cellules, le corps recompose de nouvelles chaînes. Pour ça, il pioche dans ce stock de briques constitué par l'alimentation et en fabrique d'autres, notamment en recyclant d'anciennes protéines devenues "inutiles". Et le cycle recommence.
À noter que ce cycle de destruction/reconstruction est identique quelle que soit la source des protéines, animales comme végétales. Les deux ont quelques différences (on y revient), mais pas sur ce point.
Quels sont les besoins en protéines ?
Le besoin en protéines n'est pas fixe. Il varie selon l'âge, l'activité physique et certaines étapes de la vie. Voici les repères journaliers usuels, et leur équivalent pour une alimentation strictement végétale (en appliquant une majoration de 20%, afin de compenser la digestibilité légèrement inférieure des protéines végétales).
Ces chiffres restent des repères, pas des cibles à atteindre au gramme près. Ils varient selon les aliments consommés et leur mode de préparation. Un adepte du tofu et des graines germées aura par exemple moins besoin de cette marge qu'une alimentation reposant surtout sur les céréales entières.
Le tableau des besoins en protéines
| Profil | Besoin journalier | Alimentation végétale |
|---|---|---|
| Enfant en bas âge | 0,94 à 2,6 g/kg | 1,1 à 3,1 g/kg |
| Adolescent | 1,2 g/kg | 1.4 g/kg |
| Adulte | 0,83 g/kg | 1 g/kg |
| Senior (+60 ans) | 1 g/kg | 1.2 g/kg |
| Grossesse/allaitement | 1,1 à 1,3 g/kg | 1.3 g/kg |
Sources principales: Vidal, AESA (2007) , AESA (2012)
Enfant en bas âge : Ce besoin élevé décroît très vite avec l'âge, il correspond à environ 10g/jour pour un enfant de 0 à 2 ans, et 12g/jour en 3e année (et non un ratio fixe par kilo, l'enfant grandissant vite). Chez le tout-petit, une alimentation exclusivement végétale demande un suivi pédiatrique rapproché, notamment pour l'apport calorique global et les apports en vitamines et minéraux. Ce tableau donne un repère, pas une base pour ajuster seul l'alimentation d'un nourrisson.
Grossesse et allaitement : Les deux ont des besoins distincts. La grossesse suit une progression (le haut de la fourchette, proche de 1g/kg, ne s'applique qu'au 3e trimestre), tandis que l'allaitement maintient un besoin plus élevé et stable.
Pourquoi choisir les protéines végétales ?
Parfois considérées comme des versions "bas de gamme" de leurs cousines animales, les protéines végétales n'ont pourtant pas grand chose à leur envier. Mais avant de lister leurs qualités, parlons un peu de leurs défauts.
Les limites des protéines végétales (et comment les contourner)
Leurs profils en acide aminé : Bien qu'elles contiennent l'ensemble des acides aminés utiles à nos besoins, les protéines végétales sont souvent moins riches en lysine et en méthionine (deux des acides aminés essentiels) que leurs équivalents d'origines animales. La première faisant plutôt défaut aux céréales, la seconde aux légumineuses.
La solution : Varier son alimentation. Le quinoa, l'avoine, les pois et les haricots secs ou les graines de courges sont par exemple plutôt bien pourvus en lysine. La méthionine, de son côté, se trouve en bonne quantité dans les graines (sésame, chia, tournesol...), le riz complet ou le sarrasin.
La facilité de les absorber : A quantité égale, les protéines végétales sont généralement plus difficiles à digérer, la faute notamment à la présence de molécules naturellement présentes dans les végétaux et venant parasiter le processus.
La solution : Augmenter un peu votre consommation. Difficile de fixer un chiffre exact tant les sources varient sur ce point, la qualité de digestibilité dépendant beaucoup de l'aliment et de son mode de préparation (la fermentation, par exemple, l'améliore nettement). En pratique, on peut retenir un ordre de grandeur d'environ 20% de protéines végétales en plus pour atteindre un apport équivalent en protéines animales.
À noter que dans les deux cas, le soja fait figure d'exception, puisque son profil d'acides aminés et son score de digestibilité le rend équivalent aux protéines animales, sans majoration nécessaire.
Si ces limites peuvent effrayer, il est important de mesurer son inquiétude. Nombre d'études scientifiques sont là pour le prouver, un régime végétal équilibré fournit sans problème l'ensemble des besoins journaliers. Ces limites existent, mais elles ne deviennent problématiques que dans le cas d'un régime composé de produits ultra-transformés. Si vous consommez des légumineuses, des céréales et quelques noix ou graines de manière régulière, nul besoin de vous inquiéter.
| Limites | Solutions |
|---|---|
| Profils moins riches | Varier l'alimentation au cours de la semaine |
| Absorption plus difficile | Augmenter la consommation |
Les bienfaits des protéines végétales
Les bénéfices associés à une alimentation riche en protéines végétales tiennent moins à une supériorité biologique des protéines qu'à la qualité nutritionnelle des végétaux qui les contiennent.
Contrairement aux protéines animales, qui s'accompagnent souvent de graisses saturées et autres lipides (et qui, consommés en grande quantité engendre l’apparition de maladies cardio-vasculaires), les principales sources de protéines végétales, légumineuses en tête, sont :
- pauvres en graisses saturées, contribuant ainsi à améliorer la santé cardiovasculaire et à réduire le cholestérol ;
- riches en fibres alimentaires, ce qui augmente la sensation de satiété, favorise la digestion et améliore le microbiote intestinal ;
- riches en antioxydants et moins exposées aux substances cancérigènes ;
- pauvres en matière grasse et dotées d'un index glycémique bas (à l'exception des oléagineux), permettant un meilleur contrôle du poids et une diminution des risques d'obésité ;
- dotées, pour certaines, de propriétés protectrices. Citons par exemple les lignanes (contenues dans les graines de lin) qui pourraient réduire le risque de certains cancers dépendants des hormones, notamment ceux du sein et de la prostate.
Outre les bienfaits sur la santé, elles ont aussi des avantages environnementaux, puisque leur production :
- est moins consommatrice en ressources naturelles que leur version animale. Produire 1kg de boeuf a un impact sur l'épuisement des ressources énergétiques environ 5 fois plus élevé que produire 1kg de lentilles.
- est bien moins génératrice en CO2. La production d'un 1kg de soja génère par exemple près de 5 fois moins d'équivalent CO2 que celle d'1kg de poulet et 24 fois moins que celle d'1kg de boeuf.
Vous pouvez visualiser ces différences d'impacts sur les graphiques ci-dessous.
Comparaison des impacts environnementaux de six sources de protéines : poulet, bœuf, porc, lentille, soja et avoine. Sélectionnez un indicateur et une unité de référence pour afficher le graphique correspondant.
Sources des données : Base de données Agribalyse 3.2
Faut-il associer céréales et légumineuses au cours d'un même repas ?
Une autre idée reçue a la vie dure : celle qu'il faudrait absolument associer céréales et légumineuses au cours du même repas (riz et lentilles dans la même assiette) sous peine d'avoir un apport incomplet en protéines.
Cette théorie, popularisée dans les années 1970, est aujourd'hui invalidée par la recherche nutritionnelle. L'organisme conserve en réserve les acides aminés consommés dans la journée, et les recombine selon ses besoins, inutile de tout réunir dans une même assiette.
Il suffit donc de varier ses sources sur quelques jours pour couvrir l'ensemble de ses besoins en acides aminés essentiels.

Où trouver des protéines végétales : le tableau complet
Reste une question concrète : une fois libéré de l'obligation d'associer céréales et légumineuses à chaque repas, où trouve-t-on réellement le plus de protéines végétales ?
Voici les 15 aliments les plus riches, sourcés directement depuis la table CIQUAL de l'ANSES. Vous y trouverez également la différence entre teneur cru/sec et la teneur cuite quand elle existe. La cuisson change en effet beaucoup les valeurs en protéines de certains aliments. Une lentille cuite à l'eau, par exemple, perd plus de la moitié de sa teneur en protéines pour 100g, simplement parce qu'elle absorbe de l'eau.
Top 15 des aliments courants riches en protéines végétales
| Aliment | Cru / sec (g/100g) | Cuit (g/100g) |
|---|---|---|
| Spiruline | 60,4 | — (consommée séchée) |
| Soja (graines) | 36,5 | non documenté¹ |
| Lupin | 36,2 | non documenté¹ |
| Graines de chanvre | 30,8 | — (consommées crues) |
| Graines de courge | 29,5 | — (consommées crues/grillées) |
| Lentilles corail | 27,7 | 10,6 |
| Germes de blé | 27,2 | — (consommés crus) |
| Fèves | 26,1 | 8,06 |
| Haricots mungo | 25,2 | 7,54 |
| Lentilles vertes | 25,1 | 10,1 |
| Pois cassés | 23,8 | 8,6 |
| Cacahuètes | 22,8 | — (consommées crues/grillées) |
| Graines de tournesol | 21,3 | 21.3 |
| Pois chiches | 20,5 | 8,31 |
| Tofu (nature) | — (non pertinent, produit transformé) | 13,4 |
Source : ANSES, table CIQUAL 2025.
¹ Non documenté dans CIQUAL. Le soja et le lupin se consomment majoritairement transformés (tofu, tempeh, boisson, farine). Voir tofu ci-dessous pour un équivalent transformé du soja.
Pour aller plus loin l'outil interactif juste en dessous vous permet d'explorer les principaux aliments compatibles avec un régime végétal et contenant des protéines.
| Aliment | Catégorie | Cru / secg / 100 g | Cuitg / 100 g | Portiong de protéines |
|---|---|---|---|---|
| SpirulineConsommée séchée. | Algues | 60.4 | — | 3 g5 g (1 c. à c.) |
| ChlorelleConsommée séchée. | Algues | 48.5 | — | 2.4 g5 g (1 c. à c.) |
| Soja (graines)Non documenté dans CIQUAL. | Légumineuses | 36.5 | — | 21.9 g60 g sec |
| LupinNon documenté dans CIQUAL. | Légumineuses | 36.2 | — | 21.7 g60 g sec |
| Graines de chanvre décortiquées | Oléagineux & graines | 30.8 | — | 9.2 g30 g (2 c. à s.) |
| NoriConsommée séchée. | Algues | 30.2 | — | 1.5 g5 g (1 c. à c.) |
| Graines de luzerne | Oléagineux & graines | 29.7 | — | 8.9 g30 g (2 c. à s.) |
| Graines de courge | Oléagineux & graines | 29.5 | — | 8.9 g30 g |
| Persil (séché)Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses) | Herbes | 29 | — | 1.5 g5 g (1 c. à c.) |
| Lentilles corail | Légumineuses | 27.7 | 10.6 | 16.6 g60 g sec |
| Graines de fenugrec | Oléagineux & graines | 27.1 | — | 8.1 g30 g |
| Fèves | Légumineuses | 26.1 | 8.06 | 15.7 g60 g sec |
| Lentilles blondes | Légumineuses | 26.1 | 9.7 | 15.7 g60 g sec |
| Haricots mungo | Légumineuses | 25.2 | 7.54 | 15.1 g60 g sec |
| Lentilles vertes | Légumineuses | 25.1 | 10.1 | 15.1 g60 g sec |
| Pois cassés | Légumineuses | 23.8 | 8.6 | 14.3 g60 g sec |
| Haricots blancs | Légumineuses | 23.4 | 6.75 | 14 g60 g sec |
| Cerfeuil (séché)Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses) | Herbes | 23.2 | — | 1.2 g5 g (1 c. à c.) |
| Basilic (séché)Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses) | Herbes | 23 | — | 1.2 g5 g (1 c. à c.) |
| Cacahuètes | Oléagineux & graines | 22.8 | — | 6.8 g30 g |
| Estragon (séché)Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses) | Herbes | 22.8 | — | 1.1 g5 g (1 c. à c.) |
| Haricots rouges | Légumineuses | 22.5 | 9.63 | 13.5 g60 g sec |
| Amandes émondées | Oléagineux & graines | 21.4 | — | 6.4 g30 g (~23 amandes) |
| Graines de tournesol | Oléagineux & graines | 21.3 | 21.3 | 6.4 g30 g |
| Graines de pavot | Oléagineux & graines | 21.1 | — | 6.3 g30 g |
| Pois chiches | Légumineuses | 20.5 | 8.31 | 12.3 g60 g sec |
| Graines de sésame décortiquées | Oléagineux & graines | 20.4 | — | 3.1 g15 g (1 c. à s.) |
| Aneth (séché)Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses) | Herbes | 20 | — | 1 g5 g (1 c. à c.) |
| Flageolets | Légumineuses | 19.1 | 8.5 | 11.5 g60 g sec |
| Graines de lin | Oléagineux & graines | 19 | — | 2.9 g15 g (1 c. à s.) |
| Pistaches grillées | Oléagineux & graines | 18.4 | — | 5.5 g30 g |
| GracilariaConsommée séchée. Portion non standardisée | Algues | 17.8 | — | — |
| Tahin (purée de sésame) | Oléagineux & graines | 17.7 | — | 5.3 g30 g |
| Noix de cajou grillées | Oléagineux & graines | 17.4 | — | 5.2 g30 g |
| AvoineAvoine cuite non documentée. La valeur cuite est celle des flocons | Céréales & pseudo-céréales | 16.9 | 2.6 | 6.8 g40 g (bol de porridge) |
| Graines de chia | Oléagineux & graines | 16.5 | — | 2.5 g15 g (1 c. à s.) |
| Seigle (farine complète) | Céréales & pseudo-céréales | 15.8 | — | 7.9 g50 g cru |
| Graines de fenouil | Oléagineux & graines | 15.8 | — | 2.4 g15 g (1 c. à s.) |
| ÉpeautreValeur cuite non documentée dans CIQUAL. | Céréales & pseudo-céréales | 14.6 | — | 8.8 g60 g cru |
| Noisettes | Oléagineux & graines | 14.4 | — | 4.3 g30 g |
| Noix du Brésil | Oléagineux & graines | 14.3 | — | 4.3 g30 g |
| Tomate séchée | Légumes | 14.3 | — | — |
| SarrasinValeur cuite non documentée dans CIQUAL. | Céréales & pseudo-céréales | 13.3 | — | 6.7 g50 g cru |
| Cerneaux de noix | Oléagineux & graines | 13.3 | — | 4 g30 g |
| Quinoa | Céréales & pseudo-céréales | 13.2 | 4.66 | 7.9 g60 g cru |
| Wakamé (Atlantique)Consommé séché. Portion non standardisée | Algues | 12.2 | — | — |
| Boulgour | Céréales & pseudo-céréales | 11.7 | 4.31 | 7 g60 g cru |
| Riz sauvage | Céréales & pseudo-céréales | 11.5 | 3.8 | 6.9 g60 g cru |
| Orge perlé | Céréales & pseudo-céréales | 9.91 | 2.26 | 5.9 g60 g cru |
| Thym (séché)Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses) | Herbes | 9.11 | — | 0.5 g5 g (1 c. à c.) |
| Origan (séché)Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses) | Herbes | 9 | — | 0.5 g5 g (1 c. à c.) |
| KombuConsommé séché. Portion non standardisée | Algues | 7.89 | — | — |
| Riz complet | Céréales & pseudo-céréales | 7.02 | 3.87 | 4.2 g60 g cru |
| Riz blanc | Céréales & pseudo-céréales | 7.02 | 3.15 | 4.2 g60 g cru |
| Noix de coco séchée | Fruits | 6.83 | — | — |
| Agar-agarConsommé séché. Portion non standardisée, utilisé en très petite quantité comme gélifiant. | Algues | 6.21 | — | — |
| Petits pois | Légumes | 5.42 | 5.8 | — |
| Ail | Légumes | 5.31 | 6 | — |
| Chou frisé | Légumes | 4.28 | 1.9 | — |
| Banane séchée | Fruits | 3.89 | — | — |
| Noix de coco fraiche | Fruits | 3.47 | — | — |
| Artichaut | Légumes | 3.27 | 2.53 | — |
| Pois mange-tout (ou Pois gourmand) | Légumes | 3.27 | 2.25 | — |
| Raisins secs | Fruits | 3 | — | — |
| Figues sèches | Fruits | 3 | — | — |
| Chou kale | Légumes | 2.92 | 1.9 | — |
| BrocoliPour l'apport en protéine, privilégiez la cuisson à la vapeur si possible. | Légumes | 2.9 | 4.13 | — |
| Figue séchée | Fruits | 2.9 | — | — |
| Abricots secs | Fruits | 2.88 | — | — |
| Pissenlit | Légumes | 2.8 | — | — |
| Roquette | Légumes | 2.68 | — | — |
| ÉpinardLa cuisson réduit fortement le volume par évaporation, ce qui concentre la teneur pour 100g. | Légumes | 2.68 | 3.2 | — |
| Asperges | Légumes | 2.46 | 2.69 | — |
| Pommes de terre | Légumes | 1.94 | 2.81 | — |
| Haricots verts | Légumes | 1.83 | 2 | — |
| Chou fleurPour l'apport en protéine, privilégiez la cuisson à la vapeur si possible. | Légumes | 1.81 | 2.56 | — |
| Betteraves | Légumes | 1.61 | 1.44 | — |
| Poireaux | Légumes | 1.5 | 2.56 | — |
| Banane fraîche | Fruits | 1.06 | — | — |
| Kiwi | Fruits | 0.88 | — | — |
| SeitanProduit déjà transformé (gluten de blé) | Légumineuses | — | 20.6 | 20.6 g100 g |
| TempehProduit déjà transformé (soja fermenté) | Légumineuses | — | 16.1 | 16.1 g100 g |
| Tofu natureProduit déjà transformé (soja) | Légumineuses | — | 13.4 | 13.4 g100 g |
- Cru / sec
- 60.4 g/100g
- Portion
- 3 g (5 g (1 c. à c.))
Consommée séchée.
- Cru / sec
- 48.5 g/100g
- Portion
- 2.4 g (5 g (1 c. à c.))
Consommée séchée.
- Cru / sec
- 36.5 g/100g
- Portion
- 21.9 g (60 g sec)
Non documenté dans CIQUAL.
- Cru / sec
- 36.2 g/100g
- Portion
- 21.7 g (60 g sec)
Non documenté dans CIQUAL.
- Cru / sec
- 30.8 g/100g
- Portion
- 9.2 g (30 g (2 c. à s.))
- Cru / sec
- 30.2 g/100g
- Portion
- 1.5 g (5 g (1 c. à c.))
Consommée séchée.
- Cru / sec
- 29.7 g/100g
- Portion
- 8.9 g (30 g (2 c. à s.))
- Cru / sec
- 29.5 g/100g
- Portion
- 8.9 g (30 g)
- Cru / sec
- 29 g/100g
- Portion
- 1.5 g (5 g (1 c. à c.))
Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses)
- Cru / sec
- 27.7 g/100g
- Cuit
- 10.6 g/100g
- Portion
- 16.6 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 27.1 g/100g
- Portion
- 8.1 g (30 g)
- Cru / sec
- 26.1 g/100g
- Cuit
- 8.06 g/100g
- Portion
- 15.7 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 26.1 g/100g
- Cuit
- 9.7 g/100g
- Portion
- 15.7 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 25.2 g/100g
- Cuit
- 7.54 g/100g
- Portion
- 15.1 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 25.1 g/100g
- Cuit
- 10.1 g/100g
- Portion
- 15.1 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 23.8 g/100g
- Cuit
- 8.6 g/100g
- Portion
- 14.3 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 23.4 g/100g
- Cuit
- 6.75 g/100g
- Portion
- 14 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 23.2 g/100g
- Portion
- 1.2 g (5 g (1 c. à c.))
Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses)
- Cru / sec
- 23 g/100g
- Portion
- 1.2 g (5 g (1 c. à c.))
Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses)
- Cru / sec
- 22.8 g/100g
- Portion
- 6.8 g (30 g)
- Cru / sec
- 22.8 g/100g
- Portion
- 1.1 g (5 g (1 c. à c.))
Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses)
- Cru / sec
- 22.5 g/100g
- Cuit
- 9.63 g/100g
- Portion
- 13.5 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 21.4 g/100g
- Portion
- 6.4 g (30 g (~23 amandes))
- Cru / sec
- 21.3 g/100g
- Cuit
- 21.3 g/100g
- Portion
- 6.4 g (30 g)
- Cru / sec
- 21.1 g/100g
- Portion
- 6.3 g (30 g)
- Cru / sec
- 20.5 g/100g
- Cuit
- 8.31 g/100g
- Portion
- 12.3 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 20.4 g/100g
- Portion
- 3.1 g (15 g (1 c. à s.))
- Cru / sec
- 20 g/100g
- Portion
- 1 g (5 g (1 c. à c.))
Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses)
- Cru / sec
- 19.1 g/100g
- Cuit
- 8.5 g/100g
- Portion
- 11.5 g (60 g sec)
- Cru / sec
- 19 g/100g
- Portion
- 2.9 g (15 g (1 c. à s.))
- Cru / sec
- 18.4 g/100g
- Portion
- 5.5 g (30 g)
- Cru / sec
- 17.8 g/100g
Consommée séchée. Portion non standardisée
- Cru / sec
- 17.7 g/100g
- Portion
- 5.3 g (30 g)
- Cru / sec
- 17.4 g/100g
- Portion
- 5.2 g (30 g)
- Cru / sec
- 16.9 g/100g
- Cuit
- 2.6 g/100g
- Portion
- 6.8 g (40 g (bol de porridge))
Avoine cuite non documentée. La valeur cuite est celle des flocons
- Cru / sec
- 16.5 g/100g
- Portion
- 2.5 g (15 g (1 c. à s.))
- Cru / sec
- 15.8 g/100g
- Portion
- 7.9 g (50 g cru)
- Cru / sec
- 15.8 g/100g
- Portion
- 2.4 g (15 g (1 c. à s.))
- Cru / sec
- 14.6 g/100g
- Portion
- 8.8 g (60 g cru)
Valeur cuite non documentée dans CIQUAL.
- Cru / sec
- 14.4 g/100g
- Portion
- 4.3 g (30 g)
- Cru / sec
- 14.3 g/100g
- Portion
- 4.3 g (30 g)
- Cru / sec
- 14.3 g/100g
- Cru / sec
- 13.3 g/100g
- Portion
- 6.7 g (50 g cru)
Valeur cuite non documentée dans CIQUAL.
- Cru / sec
- 13.3 g/100g
- Portion
- 4 g (30 g)
- Cru / sec
- 13.2 g/100g
- Cuit
- 4.66 g/100g
- Portion
- 7.9 g (60 g cru)
- Cru / sec
- 12.2 g/100g
Consommé séché. Portion non standardisée
- Cru / sec
- 11.7 g/100g
- Cuit
- 4.31 g/100g
- Portion
- 7 g (60 g cru)
- Cru / sec
- 11.5 g/100g
- Cuit
- 3.8 g/100g
- Portion
- 6.9 g (60 g cru)
- Cru / sec
- 9.91 g/100g
- Cuit
- 2.26 g/100g
- Portion
- 5.9 g (60 g cru)
- Cru / sec
- 9.11 g/100g
- Portion
- 0.5 g (5 g (1 c. à c.))
Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses)
- Cru / sec
- 9 g/100g
- Portion
- 0.5 g (5 g (1 c. à c.))
Pour l'apport en protéines, consommer séché de préférence (les teneurs des herbes fraiches étant bien plus basses)
- Cru / sec
- 7.89 g/100g
Consommé séché. Portion non standardisée
- Cru / sec
- 7.02 g/100g
- Cuit
- 3.87 g/100g
- Portion
- 4.2 g (60 g cru)
- Cru / sec
- 7.02 g/100g
- Cuit
- 3.15 g/100g
- Portion
- 4.2 g (60 g cru)
- Cru / sec
- 6.83 g/100g
- Cru / sec
- 6.21 g/100g
Consommé séché. Portion non standardisée, utilisé en très petite quantité comme gélifiant.
- Cru / sec
- 5.42 g/100g
- Cuit
- 5.8 g/100g
- Cru / sec
- 5.31 g/100g
- Cuit
- 6 g/100g
- Cru / sec
- 4.28 g/100g
- Cuit
- 1.9 g/100g
- Cru / sec
- 3.89 g/100g
- Cru / sec
- 3.47 g/100g
- Cru / sec
- 3.27 g/100g
- Cuit
- 2.53 g/100g
- Cru / sec
- 3.27 g/100g
- Cuit
- 2.25 g/100g
- Cru / sec
- 3 g/100g
- Cru / sec
- 3 g/100g
- Cru / sec
- 2.92 g/100g
- Cuit
- 1.9 g/100g
- Cru / sec
- 2.9 g/100g
- Cuit
- 4.13 g/100g
Pour l'apport en protéine, privilégiez la cuisson à la vapeur si possible.
- Cru / sec
- 2.9 g/100g
- Cru / sec
- 2.88 g/100g
- Cru / sec
- 2.8 g/100g
- Cru / sec
- 2.68 g/100g
- Cru / sec
- 2.68 g/100g
- Cuit
- 3.2 g/100g
La cuisson réduit fortement le volume par évaporation, ce qui concentre la teneur pour 100g.
- Cru / sec
- 2.46 g/100g
- Cuit
- 2.69 g/100g
- Cru / sec
- 1.94 g/100g
- Cuit
- 2.81 g/100g
- Cru / sec
- 1.83 g/100g
- Cuit
- 2 g/100g
- Cru / sec
- 1.81 g/100g
- Cuit
- 2.56 g/100g
Pour l'apport en protéine, privilégiez la cuisson à la vapeur si possible.
- Cru / sec
- 1.61 g/100g
- Cuit
- 1.44 g/100g
- Cru / sec
- 1.5 g/100g
- Cuit
- 2.56 g/100g
- Cru / sec
- 1.06 g/100g
- Cru / sec
- 0.88 g/100g
- Cuit
- 20.6 g/100g
- Portion
- 20.6 g (100 g)
Produit déjà transformé (gluten de blé)
- Cuit
- 16.1 g/100g
- Portion
- 16.1 g (100 g)
Produit déjà transformé (soja fermenté)
- Cuit
- 13.4 g/100g
- Portion
- 13.4 g (100 g)
Produit déjà transformé (soja)
Source : ANSES, table CIQUAL 2025
Comment bien assimiler les protéines végétales ?
On l'a vu, un régime végétal varié couvre les besoins sans encombres. Les astuces suivantes n'ont donc rien d'obligatoire. Mais quelques gestes simples améliorent nettement l'assimilation et il serait dommage de ne pas les citer.
Le trempage des légumineuses, plusieurs heures avant cuisson, réduit les composés qui gênent la digestion et améliore l'absorption des nutriments (protéines mais aussi fer ou zinc par exemple).
La germination des graines diminue la teneur en tanin et autre inhibiteurs et libère certains minéraux. Elle agit ainsi à la manière d'une petite "cuisine interne" du végétal et commence le travail de découpage des protéines, nous permettant de les digérer plus facilement.
La fermentation suit la même logique. Véritable petite usine de transformation, les micro-organismes (levures et bactéries) soulagent notre système digestif d'une partie du travail. En libérant les protéines de leur matrice végétale et en neutralisant les anti-nutriments, elle permet à notre corps d'absorber bien plus facilement les précieuses protéines.
Quelques recettes vegan riches en protéines
Reste maintenant à passer à table : voici quelques idées concrètes de recettes riches en protéines.
Tofu et alternatives
Traditionnellement fabriqué à partir de soja caillé, le tofu reste l'une des sources les plus communes de protéines végétales chez les vegan et autres végétariens.
- Ma version maison aux épices et noisettes reste la plus simple pour commencer.
- Si vous souhaitez réaliser votre tofu à partir de graines de soja et non de lait, vous pouvez vous tourner vers le tuto complet de areyouradis (c'est la recette que j'utilise personnellement).
- Pour varier, ou éviter le soja, ce tofu de lentilles roses est une alternative. Les lentilles corail étant également bien pourvues en protéines.
Légumineuses en plat principal
Les légumineuses forment la base la plus accessible des protéines végétales et se prêtent à de nombreux plats:
- Chili sin carne aux haricots rouges pour un classique de la cuisine mexicaine ;
- Ragoût vegan de haricots jaunes pour découvrir la création d'un chef étoilé ;
- Boulettes de lentilles corail si vous cherchez quelque chose de plus épicé ;
- Ou simple panisse à la farine de pois chiche, typique de la cuisine niçoise et parfaite pour un jour d'été.
En apéro ou en tartinable
Et pour rester sur l'idée de l'été, deux valeurs sûres pour l'apéritif ou une tartine avalée sur le pouce :
- l'intemporel houmous, qui se décline ici dans diverses versions,
- et cette bruschetta au teff germé, une pseudo-céréale sans gluten encore peu répandue en France, mais très intéressante côté protéines (et à la base des injera, galette traditionnelle de la cuisine éthiopienne végétale)
Céréales, pseudo-céréales et graines
En parlant de céréales, le quinoa mérite une place à part puisque c'est l'une des rares céréales à contenir l'ensemble des 9 acides aminés essentiels en bonne quantité. On le retrouve en plat complet dans mon buddha bowl au quinoa noir ou en version estivale dans mon taboulé de quinoa.
Le lupin, moins connu, est également une très bonne source de protéines. Ces röstis de potiron à la farine de lupin pourraient peut être vous tenter si vous cherchez l'originalité.
Et si pour de véritables concentrés de protéines végétales, muesli vegetal ou pain finlandais aux graines devrait vous permettre d'apprécier un bon petit déjeuner.
Conclusion
"Si tu es fatigué, c'est que tu manques de protéines."
Notre imaginaire collectif peine encore à dissocier viande et protéines. Mais les chiffres sont là. Les protéines végétales sont une alternative, certes différente et avec ses défauts mais aussi ses qualités.
Un tofu de lentilles, un bol de quinoa, une poignée de graines de chanvre : les sources ne manquent pas, ni en quantité ni en qualité. Reste à les intégrer, sans obsession du calcul (la mode actuelle des produits transformés ultra-protéinés posant d'ailleurs divers problèmes de santé). Mais juste en privilégiant la variété, comme pour tout le reste de l'assiette.

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