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Publié le 13/04/2016Par Clémentine6 min de lecture
Partons à la rencontre de la mauve, du pissenlit, de la roquette, du coquelicot et de la pâquerette pour ce dernier chapitre consacré aux plantes sauvages.
Plantes sauvages : le pissenlit (Taraxacum officinale)
Fait partie des plantes sauvages vivaces et non protégées
Plantes sauvages pissenlitCrédit : @amandebasilic
Récolte :
Le pissenlit est une plante sauvage très facile à trouver, il pousse un peu partout au monde, dans les prés, les champs et même sur les terrains très rocailleux.
Les feuilles se cueillent plutôt au début du printemps, lorsqu’elles sont encore petites, même si nous pouvons les consommer tout le temps. En vieillissant, elles deviennent cependant plus dures et amères.
Les fleurs seront cueillies avant l’automne.
La racine, très profonde, se récoltera de l’automne au printemps.
Utilisations :
Les feuilles se consomment très souvent en salade, mais elles pourront également être cuites et cuisinées comme les épinards.
Les fleurs se transforment en infusions et miel, peuvent être consommées avec les salades ou encore être conservées comme les cornichons, au vinaigre.
La racine séchée est très souvent consommée en tisanes, mais une fois torréfiée, elle remplace le café.
En premier lieu, le pissenlit est diurétique, il est souvent prescrit pour favoriser l’élimination. Mais il est également un précieux ami du foie
dont il soulage les affections. On l’utilisera également pour calmer les gastrites.
Son usage externe soigne les affections cutanées.
Plantes sauvages : la pâquerette (Bellis perennis L.)
Fait partie des plantes sauvages vivaces et non protégées
La pâquerette pousse dans les prairies et les pelouses des villes, c’est une petite fleur robuste qui ne craint pas le piétinement. On la trouve aussi bien en plaine qu’en haute montagne.
Les feuilles se cueillent au tout début du printemps, avant l’apparition des fleurs.
Les fleurs et boutons floraux seront délicatement cueillis jusqu’à l’été, puis ce sera le tour des graines.
Utilisations :
Les feuilles et fleurs seront intégrées aux salades printanières comme aux soupes sauvages. On peut également les mélanger à d’autres légumes dans les poêlées et les omelettes, ou les utiliser pour parfumer le fromage blanc.
Toutes les parties servent à la préparation de tisanes.
En usage interne, la pâquerette soulage les troubles hépatiques, stimule le métabolisme et la circulation sanguine.
Les cataplasmes favorisent la cicatrisation des plaies et soigne l’acné.
Le macérât huileux, principalement utilisé comme tenseur du buste, tonifie également les vaisseaux sanguins.
Plantes sauvages : la mauve (Malva sylvestris L.)
Fait partie des plantes sauvages bisannuelles et non protégée
Plantes sauvages mauveCrédit : @amandebasilic
Récolte :
La mauve aime le soleil, on la trouvera dans les endroits plutôt chauds et secs, même en altitude. Il n’est pas rare de la rencontrer près des habitations, au bord des chemins, des vignes et des terrains vagues.
Les feuilles se récoltent jusqu’au plein été, quant aux fleurs, tant
qu’il y en a !
La racine se prélèvera en automne et en hiver.
Utilisations :
Les jeunes feuilles se consomment en salade mélangées à d’autres végétaux, mais servent également à épaissir les plats et les soupes.
Les fleurs qui ornent nos salades peuvent aussi être consommées en purées et en tisanes.
Les boutons floraux se conservent dans le vinaigre comme la plupart des plantes sauvages comestibles.
Le fruit, débarrassé de son calice, se grignote tel quel.
L’usage de la racine ressemble à celui des feuille, c’est un excellent épaississant.
La mauve a de nombreuses vertus qui pourraient faire l’objet d’un article entier, je citerai ici les plus importantes.
La mauve agit au niveau des poumons et calme les affections respiratoires, le rhume, la toux, la bronchite, l’angine…en bref, on peut avancer que la mauve nous aide à respirer.
Elle soulage également les troubles digestifs, les gastro-entérites ainsi que les diarrhées et constipations.
Très douce, elle est préconisée pour tous par les phytothérapeutes.
Plantes sauvages : la roquette (Diplotaxis tenuifolia)
Fait partie des plantes sauvages vivaces et non protégées
Plantes sauvage roquetteCrédit : @amandebasilic
Récolte :
La roquette aime les sols calcaires, on la trouvera sur les talus, près des murs et durant une longue période car elle pousse jusqu’à trois fois dans l’année.
Les feuilles se cueillent dès leur apparition et durant toutes les saisons où elle est présente.
Les graines seront ramassées en fin de saison.
Utilisations :
Les feuilles de roquette se mangent dans les salades de mesclun, de tomates et de pommes de terre. Leur goût prononcé relève également les plats de légumes et les soupes.
On les trouve très souvent en Italie sur la pizza ou encore cuisinées en risotto.
Le coquelicot se rencontre souvent aux abords des champs de céréales, notamment de blé. Mais on le trouve aussi sur les talus et le bord des chemins.
Les feuilles et les fleurs se récoltent au printemps, en avril – mai.
Les graines seront ramassées après la floraison, plutôt en fin d’été.
Utilisations :
Les feuilles peuvent être sautées à la poêle ou consommées en salade.
Les fleurs colorent et parfumes les salades, mais servent aussi aux limonades, sirops et infusions. Les fleurs se conservent une semaine au réfrigérateur.
Les graines s’utilisent comme les graines de pavot, pour parfumer les pains, pâtisseries et fromage blanc.
Le macérât huileux de pétales convient particulièrement aux peaux sensibles.
Le coquelicot soulage les voies respiratoires, il calme la toux, l’extinction de voie et l’enrouement.
Légèrement sédatif comme tous les pavots, il ne doit pas être consommé en très grande quantité.