
La tomate (Lycopersicon esculentum)
La tomate appartient à la famille des Solanacées, tout comme l’aubergine, avec qui elle a partagé également l’image de fruits toxiques.
La tomate, principaux constituants:
La tomate est constituée à 90% d’eau. Elle possède surtout un puissant anti-oxydant (les études mentionnées ci-dessus porte sur lui) fondamental : le lycopène , pigment qui lui donne sa couleur rouge. Riche en minéraux, surtout le potassium (237mg/100g), elle contient également du phosphore, du calcium, du magnésium, du fer et du sodium. Les vitamines de la tomates sont le bêta-carotène (la plus présente), la vitamine C, B3, B5 et B6.
Quelques mots d’histoire :
La plante à l’état sauvage est originaire des Andes, sans doute du Pérou, mais la présence de tomates dans l’alimentation nous vient du Mexique, d’ailleurs son nom provient d’un mot Aztèque “tomatl”.
Elle ne parvient en Europe qu’au 16° siècle, apportée par les conquistadors espagnols, comme nombre de fruits et légumes. Introduite en Espagne en premier lieu, elle poursuit sa route vers l’Italie, le Portugal, puis la Provence. Les italiens la nomment depuis toujours “pomme d’or” (pomodoro) car les premières tomates introduites étaient de couleur jaune, quant aux provençaux, ils l’ont baptisée “pomme d’amour”, la pensant aphrodisiaque. (peut-être cela explique-t-il les pommes d’amour des fêtes foraines…il faudrait aller voir du côté de Marmande…)
Jusqu’au 17° siècle, la France l’utilise uniquement comme plante ornementale et médicinale.
Sa consommation, seulement en sauce au début, commence au 18°. Elle conquit le pays en 1790, réclamée sur les tables parisiennes par les marseillais venus pour le 14 Juillet. Ce n’est d’ailleurs qu’en 1731 qu’elle est officiellement reconnu comestible par un botaniste écossais. C’est à la même période que l’Italie engage la culture du fruit. Il semblerait que la tomate fut rapidement adoptée dans la cuisine italienne afin d’enrichir les pâtes de sauces diverses.
Le 20°siècle voit la consommation de tomates atteindre les États-Unis (qui étaient restés sur le principe de toxicité, sauf pour le ketchup commercialisé depuis 1876), hormis en Louisiane, terre française, qui la cuisinait déjà.
La tomate, parties utilisées:
La tomate, considérée comme un fruit par les botanistes parce que renfermant ses graines, même si son usage est celui du légume, est consommée en entier à l’exception du pédoncule. Cependant la monder, notamment pour la tomate cuite, reste conseillé car la peau n’est pas très digeste et assez désagréable en bouche.
Les graines broyées peuvent même servir à préparer quelques accompagnements, mais la consommation du fruit entier reste de rigueur.
Les feuilles, transformées en purin de tomates ou entrant dans une préparation alcoolique, peuvent être utilisées comme traitements biologiques, notamment dans la lutte contre les pucerons et les chenilles. Par contre, elles ne doivent pas être consommées car contenant de la solanine, alcaloïde potentiellement toxique.

Les tomates dans la nature :
L’origine sauvage de la tomate ressemblait davantage à une tomate cerise, mais n’était pas consommé. Il n’existe pas de tomates sauvages, par contre sa culture est très largement répandue, conduisant à une production intensive (4000 kilos de tomates par seconde !!).
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 170 pays répartis en Asie, Europe, Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Amérique Centrale produisent des tomates, même si la Chine et les États-Unis restent les plus gros producteurs.
Elle est le légume le plus consommé au monde. La tomate possède de multiples variétés, plus de 2600 sont inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés ( catalogue européen répertoriant les plantes autorisées à la culture).
Les tomates anciennes quant à elles sont à l’honneur depuis plusieurs années, appréciées des consommateurs, leur culture progresse. Un conservatoire de la tomate, situé en Indre et Loire, cultive plus de 650 variétés.

Les propriétés médicinales de la tomate: (20cal/100g)
Hypocalorique, la tomate trouve toute sa place dans l’alimentation.
La tomate possède une action bénéfique sur la réduction du risque de plusieurs cancers, notamment celui de la prostate, puis secondairement sur celui du poumon, de l’estomac, du sein ou encore du côlon. Son action rafraîchissante n’est pas juste agréable en été, elle intervient également dans l’équilibre sanguin et cellulaire. Reminéralisante, revitalisante, anti-infectieuse, et diurétique, la tomate est un précieuse alliée de notre santé. La présence d’anti-oxydants protège des maladies cardio-vasculaires (principalement chez la femme) et des maladies liées au vieillissement, comme l’ostéoporose.
L’homéopathie l’utilise pour lutter contre les rhumatismes et les maux de tête. En médecine traditionnelle chinoise, la tomate renforce l’estomac et répare le foie. Elle lutte également contre l’hypertension et les troubles rénaux de part notamment son pouvoir diurétique.
Une recette populaire chinoise pour calmer la soif : Monder une tomate, la couper finement et la saupoudrer de sucre en poudre.

Les propriétés cosmétiques de la tomate :
En cosmétique, la pulpe de tomate corrige le PH de la peau, nettoie en douceur la peau, assainit les pores et élimine les boutons. Une tranche de tomate tamponnée sur la peau soigne l’acné. Une lotion à base de jus de tomates, de glycérine et d’alcool est indiquée pour prévenir les problèmes d’acnés.
La recherche:
De nombreuses équipes de chercheurs, au niveau mondial, s’intéressent aux propriétés de la tomate.
Des dizaines d’études épidémiologiques depuis plus de 10 ans ont été menées sur le rôle de la tomate dans la prévention des cancers, notamment celui de la prostate. Des équipes canadiennes, où le cancer de la prostate est le plus diagnostiqué, ont réalisé de vastes études montrant le rôle bénéfique de la consommation du légume-fruit dans la prévention. (Aujourd’hui, une autre étude américaine vient remettre en cause l’utilité de la tomate dans la prévention du cancer.)
Une étude américaine, menée durant 7 ans auprès d’environ 40.000 femmes, tendrait à démontrer l’action bienfaisante de la consommation de tomates contre les risques cardio-vasculaires. Ce rôle a également été démontré par des équipes de chercheurs du Japon, d’Australie et de Finlande, où une vaste étude a été menée auprès d’une population masculine.
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