En pleine période de cueillette, la salade sauvage rapportée de ma balade quotidienne s’impose tout naturellement.
Comme je marche chaque jour, vous savez cet irrépressible besoin , et bien je cueille journellement.
Même si associer la marche et la cueillette prend beaucoup de temps, quel plaisir, de retour à la maison, de savourer une belle salade sauvage issue de sa cueillette.
salade sauvageCrédit : @amandebasilic
En vérité, ça fait un moment que ça dure la salade sauvage à la maison. Car voyez-vous, je ne sais pourquoi, mais chaque année à la même période je me tourne vers la salade sauvage presque par obligation.
Étant donné que je mange de la salade chaque jour, (parfois même à chaque repas), j’ai évidemment besoin d’une importante quantité de feuilles vertes. Mais malheureusement, la fin de l’hiver me pose problème.
En effet, il n’y a plus de salades chez les petits producteurs du marché, les frisées et scaroles étant complètement ratatinées et franchement moches. Je ne parle même pas des supermarchés qui nous proposent des feuilles vertes gorgées d’eau et sans aucun goût.
Donc, en général, entre la mi-février et le début de la nouvelle production, souvent en mai, c’est compliqué.
D’où ma quasi obligation de me tourner vers la nature et d’aller cueillir la salade sauvage.
salade sauvageCrédit : @amandebasilic
Mais ce qui est très agréable autour de chez moi, c’est l’abondance de feuilles et fleurs sauvages à consommer dès le mois de janvier.
Alors, je profite avec bonheur de salade sauvage différente presque chaque jour
Une salade sauvage vraiment composée
Parfois la salade composée est synonyme de riz, maïs (en boîte), tomates et thon. Bien évidemment, vous imaginez que ma salade sauvage composée ne ressemble pas à ça. Loin s’en faut !
salade sauvageCrédit : @amandebasilic
En effet, les feuilles sauvages étant souvent plus âcres ou plus acides, ou bien encore plus piquantes mais presque toujours plus épaisses, il est nécessaire d’harmoniser les plantes et de choisir les jeunes feuilles.
Ce mariage des textures et des saveurs nous offre au final de magnifiques salades sauvages aux saveurs variées.
Bien sûr, cela est moins vrai pour le pissenlit par exemple qui se consomme souvent seul ou avec des fèves comme cette salade. Mais la plupart des plantes sauvages demandent à être combinées.
Donc, on combine les feuilles pour plus de douceur et de saveur et l’on choisit les fleurs comestibles pour embellir notre salade sauvage.
coquelicotCrédit : @amandebasilic
Les plantes de ma salade sauvage
Je ne peux énumérer toutes les plantes sauvages comestibles, j’en serais d’ailleurs incapable, mais je vais vous donner celles que je consomme.
Pour commencer, je citerai les feuilles de plantain, nombril de Vénus, mâche et ail des ours ou ail rose. Voilà déjà de quoi commencer à composer une petite salade sauvage.
Ces plantes sont évoquées et photographiées dans cet article.
Maintenant, partons cueillir les feuilles de pissenlit et de roquette, ainsi que les fleurs de pâquerette, mauve et coquelicot. Retrouvez les descriptions de ces plantes sauvages comestibles ici.
Enfin, ajoutons quelques touches de bleu avec les fleurs de bourrache ou de Véronique petit-chêne, ou encore de une note orangée avec le souci et pourquoi pas du blanc bleuté avec la fleur de romarin.
Les fleurs comestibles sont un réel plaisir, elles sont belles et délicieusement parfumées.
D’ailleurs, vous souvenez-vous de mes recettes avec les fleurs, les scones à la violette et la gelée de fleurs de mimosa ?
Salade sauvageCrédit : @amandebasilic
Si ces plantes se trouvent facilement dans la garrigue et la pinède environnantes, peut-être pourrez-vous ajouter du lamier pourpre, ou de l’ ortie.
Mais pour encore plus de végétaux à inclure dans notre salade sauvage, je vous communique une liste (non exhaustive) d’ouvrages sur les plantes sauvages comestibles.
Celui-ci fait partie de ma bibliothèque depuis plusieurs années, Le Guide des plantes sauvages comestibles. Un classique très bien noté que j’ouvre régulièrement pour apprendre de nouvelles plantes à intégrer à ma salade sauvage. Clair, bien illustré mais trop grand pour apporter en balade.
Dès que j’aborde les plantes comestibles et médicinales ou que je créé des recettes à base de cueillette comme cette salade sauvage aujourd’hui, je ne vois pas passé le temps … donc les lignes se succèdent. Désolée !
Bonne balade à vous, bonne cueillette et surtout excellente salade sauvage.
Salade sauvage ail roseCrédit : @amandebasilic
la recette
Mode cuisine
Total:
Préparation:
Ingrédients
la salade
250 g de feuilles de salade sauvage variée (poids trié et lavé) ou de mesclun
Quelques fleurs comestibles (pâquerettes, coquelicot, mauve, rose…)
En premier lieu, il est nécessaire de laver soigneusement toutes les feuilles de la salade sauvage.
2.
Commencer par enlever les radicelles présentes, les feuilles abimées et la terre.
3.
Déposer les feuilles dans un récipient d’eau froide et mélanger. Renouveler l’opération plusieurs fois pour obtenir de l’eau claire.
4.
Sinon, laver feuille par feuille sous un filet d’eau courante. Cette technique est moins adaptée aux toutes petites feuilles.
5.
Ensuite, dans une bassine d’eau froide additionnée de vinaigre, laisser reposer les feuilles de salade sauvage. Ainsi, vous serez débarrassé d’éventuels intrus.
6.
Pendant ce temps, préparer la vinaigrette en mélangeant les ingrédients dans l’ordre énoncé.
7.
Puis laver délicatement les fleurs ou pétales et les déposer sur un linge propre.
8.
Pour finir, essorer les feuilles de la salade sauvage, décorer avec les fleurs et régalez-vous.