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Publié le 07/12/2015Par Clémentine8 min de lecture
Le chocolat,synonyme de plaisir et de réconfort ne vous laisse sans doute pas indifférent. Mais connaissez-vous son histoire et ses méthodes de fabrication?
Le chocolat, cet aliment synonyme de plaisir, douceur, réconfort et gourmandise bien sûr ne vous laisse sans doute pas indifférent.
Qui n’a pas, de temps en temps, une envie de chocolat, qu’il soit à croquer, servi bien chaud dans une tasse ou encore fumant dans le bol du petit-déjeuner.
On le mange à tous les âges de la vie, on le trouve sous de nombreuses formes différentes, parfumé avec d’innombrables saveurs et ingrédients, seul ou garnissant un biscuit…
On dirait que le chocolat est partout pour notre plus grand plaisir.
Attardons-nous un instant sur son histoire.
Histoire du chocolat
Charles Linné a donné le nom de Theobroma cacao au cacaoyer. Cela signifie en grec nourriture des Dieux, découvrons ensemble pourquoi.
Les origines du chocolat
L’histoire du chocolat remonte à très très longtemps.
En effet, le cacaoyer poussait à l’ état sauvage dans les plaines tropicales d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale 4000 ans avant J.C.
Le berceau est-il en Amazonie, au Honduras ou au Yucatan ? les équipes de scientifiques se partagent sur l’origine.
Vers 1500 avant J.C, les Olmèques, peuple précolombien, préparent déjà le cacao, qui est à l’époque uniquement consommé comme boisson. Celle-ci est réalisée à partir de fèves broyées, d’épices et d’eau.
Puis l’histoire du chocolat est marquée par les Mayas et les Aztèques qui sont les premiers peuples à cultiver le cacaoyer. Ils vénèrent l’arbre et qualifie la boisson de de nourriture des Dieux.
Alors, le fameux chocolat est nommé “xocoatl”. Il est utilisé lors de rituel et pour ses propriétés thérapeutiques.
Le breuvage est souvent constitué de fèves de cacao, épices, piment fort, vanille, miel et eau. Parfois la farine de maïs est ajoutée pour épaissir la boisson.
Cependant les fèves de cacao ont une autre utilisation, elles servent aussi de monnaie d’échange et d’unités de calcul.
La découverte du chocolat par les européens
Christophe Colomb est le premier européen à avoir reçu des fèves de cacao. Elles lui avaient été offertes par les amérindiens de Guanaja, île sur laquelle il avait accosté en 1502. Mais comme il n’appréciait guère le goût de cette boisson inconnue, il les oublia ou même les jeta parait-il.
Par contre, Cortés qui découvrit le cacao durant la conquête du Mexique, eu l’honneur d’être le premier à rapporter des fèves en Europe en 1528.
Alors il dit à Charles Quint qu’une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour sans manger.
Dès le XVII°, le chocolat est très apprécie de l’aristocratie et du clergé espagnols.
Il arrive en France avec les juifs chocolatiers séfarades qui, fuyant l’Espagne s’installent au pays basque et principalement à Bayonne. La ville deviendra le principal centre de production de chocolat en France.
Puis, l’histoire du chocolat nous amène naturellement à Louis XIV qui fit entrer la boisson à la cour royale. Alors, celle-ci était réservée aux nobles et aux riches, impossible pour le peuple d’accéder à ce breuvage si coûteux.
Quand le chocolat s’industrialise
Si l’histoire du chocolat est très ancienne …
sa fabrication et sa démocratisation beaucoup moins.
Si les fabriques de chocolat commencent à voir le jour à la fin du XVII° siècle, ce n’est réellement qu’au cours du XIX° qu’elles se multiplient.
La première manufacture française date de 1814. Elle est située dans les Pyrénées-Orientales, département du Roussillon consommateur de chocolat comme sa voisine l’Espagne.
À partir de ce moment et jusqu’à la fin du siècle, les chocolateries fleurissent. Elles poussent en France, Suisse, Pays-Bas, Royaume-Uni pour terminer par la Belgique. On trouve dans cette longue liste de créations, nombre de chocolatiers dont les marques sont toujours commercialisées, comme Suchard en 1824, Van Houten en 1828, Poulain en 1948, Tobler en 1868, Lindt en 1879 et enfin Côte d’Or en 1880.
Quand on croque dans un carré de chocolat, on n’imagine pas que la première tablette a été conçue en 1936 (par Menier, pharmacien spécialisé dans les poudres qui fondra une dynastie du chocolat), auparavant le chocolat était produit sous forme de pâte de cacao.
Pas si vieille que ça la tablette dans la pourtant longue histoire du chocolat.
Histoire du chocolatCrédit : @amandebasilic
La fabrication du chocolat
Le cacaoyer
Le cacaoyer est un grand arbre d’environ 8 mètres de hauteur qui produit de petites fleurs jaunes ou blanches et de grandes gousses, les cabosses, à graines piriformes (en forme de poire). Le cacao, qui deviendra chocolat, est tiré de ces graines nommées fèves de cacao.
Le cacaoyer, dont nous connaissons l’origine à présent, est très présent dans les pays tropicaux car il a besoin de chaleur, d’humidité et d’ombre. Il pousse aisément lorsqu’il est protégé par des arbres plus grands que lui qui le protègent du soleil.
Sa culture à travers le monde, notamment dans les pays africains, a été mise en place par les Européens grands amateurs de chocolat, aujourd’hui on le trouve notamment en Côte d’Ivoire (1er pays producteur au monde), Indonésie, Ghana, Nigéria et Brésil.
Comme vous pouvez le constater, aucun pays d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud n’apparaît dans la liste des pays les plus gros producteurs de cacao, cela s’explique par les grandes pertes de cacaoyers subies en raison d’une maladie “le monilia”.
De la fève de cacaoyer au chocolat, sur le lieu de culture
La première étape est l’ écabossage. Comme son nom l’indique, il s’agit d’extraire les fèves de la cabosse en fendant celle-ci en deux. Les fèves sont également séparées de la pulpe blanche les entourant. Cette opération se fait 3 jours après la récolte des cabosses.
La fermentation commence 24 heures après l’écabossage, elle permet de stopper la germination des fruits. Les fèves sont stockées dans des paniers, au chaud, et brassées une fois par jour.
Pour stopper la fermentation, les fèves passent ensuite au séchage. Celui-ci dure de deux à quatre semaines pendant lesquelles les fèves sont disposées sur des feuilles de bananier en plein soleil et brassées régulièrement. Cette étape dans la fabrication du chocolat est maintenant souvent industrialisée et les fèves placées dans des fours.
Cette troisième étape est la dernière qui se passe sur le sol de la culture du cacaoyer car, une fois sèches, les fèves partent vers les pays fabricants le produit final.
Suite de la fabrication
Comme pour le café, les fèves de cacao sont ensuite torréfiées. Cette opération se déroule après leur nettoyage minutieux et dure environ 30 minutes durant lesquelles les fèves sont chauffées (grillées) à environ 130° et brassées. (La température varie en fonction des types de cacao).
C’est lors de cette étape que les fèves développent l’arôme du chocolat.
Histoire et fabrication du chocolatCrédit : @amandebasilic
Il faut ensuite séparer la coque des graines de cacao, c’est ce qui est nommé décorticage ou concassage. Lors du broyage, les morceaux de coque, plus légers que les graines de cacao s’envolent, laissant ainsi la fève prête pour la mouture.
Les graines sont tout simplement broyées à plusieurs reprises, le broyage, dans différents broyeurs selon le produit final souhaité, l’ensemble est désormais de la pâte de cacao, appelée aussi masse de cacao.
Mais la fabrication du chocolat n’est pas encore terminée, restent encore 4 étapes.
Pour obtenir les différents chocolats, il est nécessaire de passer par le malaxage ou mélange. C’est à ce stade que les différents types de chocolat naissent, chocolat noir, au lait ou blanc.
La masse de cacao est mélangée aux autres matières entrant dans la composition, on trouvera du beurre de cacao et du sucre pour le chocolat noir, on ajoutera de la poudre de lait pour l’obtention de chocolat au lait et parfois aussi de la lécithine de soja.
À cette étape, les graines de cacao ne mesurent plus que quelques microns.
Naisance du chocolat
Le conchage, une étape très importante à ne pas négliger. Il s’agit de mélanger lentement et longuement, pendant un à deux jours, le chocolat dans une conche (machine à tempérer et mélanger) à 70°. Ainsi, sa finesse et son onctuosité sont travaillées.
Enfin, dernière étape avant l’emballage, le tempérage. Cela consiste à chauffer et refroidir le chocolat avec précision pour obtenir un produit lisse, brillant, cassant et fondant. Mais cette opération facilite également le démoulage.
Pour finir, le moulage. Il termine le long processus de la fabrication du chocolat, et là, inutile de donner des précisions, son nom suffit.
Comme vous avez pu le constater, la fabrication du chocolat rangé dans le placard a demandé un long travail et un grand savoir-faire. La qualité dépend bien évidemment de la matière première, les fèves mais tout autant du respect et de la maîtrise de ces 10 étapes.
Mangerez-vous toujours votre petit carré de la même manière maintenant ?